Un appareil reconditionné acheté auprès d’un professionnel bénéficie des mêmes garanties qu’un neuf : la garantie légale de conformité de 2 ans auprès du vendeur, avec une seule différence — le défaut n’est présumé d’origine que pendant les 12 premiers mois (au lieu de 24 pour du neuf). En cas de panne, la démarche est donc identique : c’est au vendeur (site de reconditionné, marketplace, boutique) de réparer, remplacer ou rembourser, gratuitement.
Vos droits, poste par poste
| Garantie | Ce qu’elle vous donne | Durée |
|---|---|---|
| Garantie légale de conformité | Réparation, remplacement ou remboursement par le vendeur, gratuits | 2 ans |
| Présomption d’antériorité du défaut | Rien à prouver : le défaut est réputé exister à l’achat | 12 mois (bien d’occasion/reconditionné) |
| Garantie commerciale du reconditionneur | Selon contrat : souvent 12 à 24 mois, parfois échange express | Celle du contrat |
| Vices cachés (Code civil) | Annulation de la vente ou réduction du prix, preuve à votre charge | 2 ans dès la découverte du vice |
Panne pendant la première année : le scénario favorable
Dans les 12 premiers mois, vous êtes dans la même position qu’avec un produit neuf : signalez la panne par écrit au vendeur avec la preuve d’achat, demandez réparation ou remplacement — c’est à lui de prouver, s’il conteste, que le défaut vous est imputable. Batterie qui s’effondre, bouton défaillant, écran capricieux : tout défaut qui n’était pas clairement annoncé dans la description (grade « état correct » mentionnant des rayures, par exemple) relève de la garantie. La mise en conformité doit rester gratuite et intervenir sous 30 jours, faute de quoi vous pouvez exiger le remboursement.
Panne entre le 13e et le 24e mois : toujours couvert, mais préparez le dossier
La garantie légale court toujours, mais la présomption est tombée : le vendeur peut vous demander d’établir que la panne provient d’un défaut antérieur à la vente et non d’un usage anormal. En pratique, beaucoup de vendeurs sérieux prennent en charge sans discuter ; en cas de refus, un avis technique de réparateur (« usure prématurée de la batterie incompatible avec 14 mois d’usage normal ») fait souvent la différence. La garantie commerciale du reconditionneur, quand elle couvre 24 mois, vous évite ce débat : vérifiez ses conditions avant de choisir la voie de recours.
Cas particulier : acheté à un particulier (petites annonces), le reconditionné n’ouvre droit à aucune garantie légale de conformité — il ne vous reste que les vices cachés. C’est toute la différence entre « reconditionné par un pro » et simple occasion entre particuliers.
La garantie du reconditionné est-elle de 6 mois, 12 mois ou 2 ans ?
La garantie légale est de 2 ans, comme pour le neuf, dès lors que le vendeur est un professionnel. Ce qui passe à 12 mois, c’est uniquement la période pendant laquelle le défaut est présumé exister à l’achat.
Qui contacter en cas de panne : la marketplace ou le reconditionneur ?
Votre interlocuteur légal est le vendeur indiqué sur la facture. Sur une marketplace, c’est souvent le reconditionneur tiers ; la plateforme propose en général un canal SAV qui le contacte pour vous.
Une batterie « à 85 % de capacité » en panne est-elle couverte ?
Si l’état de la batterie annoncé à la vente n’est pas au rendez-vous, ou si elle défaille prématurément, la garantie légale s’applique. Si l’usure correspond à ce qui était annoncé, c’est plus discutable : tout se joue sur la description initiale.
Le vendeur refuse de prendre en charge : que faire ?
Même escalade que pour tout achat : mise en demeure écrite, SignalConso, puis médiateur de la consommation — la démarche complète est détaillée dans notre fiche dédiée.
