Rappel des morilles séchées Champibon : que faire si vous en avez acheté chez B&M ou Promocash

Rappel des morilles séchées Champibon : que faire si vous en avez acheté chez B&M ou Promocash

Deux fiches de rappel publiées coup sur coup les 4 et 5 novembre visent des morilles séchées de la marque Champibon, vendues chez B&M et Promocash dans toute la France. Le rappel intervient alors qu’une jeune femme de 27 ans est décédée à Montpellier après avoir consommé un plat préparé avec des morilles séchées. Si vous avez ce produit dans vos placards, voici exactement quoi vérifier, quoi faire et ce que vous pouvez réclamer.

Quels produits sont rappelés, précisément

Le premier rappel, publié le 4 novembre sur la fiche RappelConso 2026-11-0023, concerne les sachets de morilles séchées Champibon de 60 g vendus dans les magasins B&M entre le 12 octobre et le 3 novembre 2026. Tous les lots portant une date limite de consommation au 1er décembre 2029 sont concernés, sur l’ensemble du territoire.

Le lendemain, une seconde fiche (2026-11-0035) a étendu le rappel au conditionnement de 400 g distribué par Promocash, commercialisé depuis le 23 juin 2026, avec la même DLC au 1er décembre 2029.

Dans les deux cas, le motif est identique : une « probable contamination d’un lot de morilles par une toxine susceptible d’être à l’origine d’intoxication alimentaire ». Les fiches décrivent des symptômes de type diarrhées ou vomissements dans les heures qui suivent la consommation, pouvant, dans de rares cas, entraîner une déshydratation sévère.

Un décès à Montpellier, un lien en cours d’examen

Ce rappel n’est pas un rappel de routine. Comme le rapporte Capital, une femme de 27 ans est morte le mardi 3 novembre au CHU de Montpellier. Selon le témoignage de sa sœur recueilli par France 3 Occitanie, elle avait cuisiné un poulet aux morilles avec des champignons séchés achetés dans le commerce, et les premiers symptômes étaient apparus dès le lundi soir.

Les morilles suspectées ont été identifiées et retirées de la vente. À ce stade, le lien de causalité entre le produit et le décès reste présenté comme une hypothèse : c’est précisément ce que les analyses en cours devront établir. Mais le principe de précaution a joué à plein, d’où un rappel national en moins de 48 heures.

Vous avez acheté ces morilles : la marche à suivre

La première chose à faire est de ne plus consommer le produit, même si vous en avez déjà mangé sans ressentir le moindre symptôme : la contamination suspectée porte sur des lots, pas sur chaque sachet individuellement, et rien ne permet de trier un sachet sûr d’un sachet à risque.

Ensuite, les consignes diffèrent légèrement selon l’enseigne. Pour les sachets de 60 g achetés chez B&M, la fiche demande de rapporter le produit au point de vente, qui procédera au remboursement. Pour le format 400 g de Promocash, la fiche indique de détruire le produit, le remboursement étant également prévu. Dans les deux cas, un numéro de contact unique est mis en place : le 04 73 69 90 60.

Et si vous n’avez plus le ticket de caisse ?

Dans le cadre d’un rappel de produit, c’est le produit lui-même qui fait foi : présentez le sachet en magasin, la référence et la DLC imprimées sur l’emballage suffisent à l’identifier comme un lot rappelé. Le remboursement est la modalité de compensation officiellement inscrite sur les deux fiches RappelConso — vous n’avez donc pas à accepter un simple avoir si vous préférez récupérer votre argent.

Vous en avez déjà consommé : les bons réflexes

Si vous avez mangé ces morilles récemment et que des troubles digestifs apparaissent dans les heures qui suivent — diarrhées, vomissements —, les fiches officielles sont claires : appelez votre centre antipoison, dont les coordonnées régionales sont disponibles sur centres-antipoison.net. N’attendez pas que les symptômes s’aggravent, le risque principal étant la déshydratation sévère.

En l’absence de tout symptôme plusieurs jours après consommation, il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir : les effets décrits se manifestent dans les heures qui suivent le repas, pas à retardement.

Ce que ce rappel dit du système

On peut noter la vitesse de réaction : décès le 3 novembre, première fiche le 4, extension du rappel le 5. Le dispositif RappelConso, qui centralise tous les rappels de produits en France, a fonctionné comme prévu. C’est aussi un rappel utile d’une habitude à prendre : les produits secs à longue conservation — champignons séchés, épices, fruits secs — se gardent des années dans nos placards, bien après que l’achat soit sorti de notre mémoire. Un passage en revue régulier de ces produits, en les croisant avec le site officiel des rappels, est le seul moyen de ne pas passer à côté d’une alerte de ce type.

Si vous avez le moindre doute sur un sachet de morilles sans étiquette lisible, la prudence commande de s’en séparer : à quelques euros le sachet, le jeu n’en vaut pas la chandelle.